Lesgencidences

22 septembre 2006

Vanessa et Sébastien

11 Mai 2005

Ils sont Vanessa et Sébastien
Sans oublier au pied leur chien.
Deux presqu’enfants à pardonner.
« S’il vous plait, pouvez vous donner ? »

Arrêt de bus à Alésia,
Sourire radieux de Vanessa,
Qui s’est trouvée abandonnée.
« S’il vous plait, pouvez vous donner ? »

De long en large va Sébastien,
Fatigué des journées sans rien
Ou presque, colère dans ses yeux bleus.
« S’il vous plait, une p’tit pièce ou deux ? »

Pour le jour de ses dix-huit ans,
Mise à la rue, près des passants,
Sans raisons, comme ça, « Merci M’man ! ».
« S’il vous plait, un pt’it peu d’argent ? »

Son père conduisait un gros bus,
Son père a fait un infarctus,
Puis le second l’a alité.
« S’il vous plait, pouvez vous donner ? »

Chassés du foyer, de chez eux,
Deux presqu’enfants aux yeux bleus,
Ils n’ont rien, qu’un amour radieux.

« S’il vous plait, une p’tit’ pièce ou deux ? »

Arrêt de bus à Alésia,
C’est Sébastien et Vanessa,
Deux presqu’enfants loin de leurs siens,
Sans oublier au pied leur chien …

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Vanessa et Sébastien : l'histoire

          

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http://www.mairie14.paris.fr/mairie14/jsp/site/Portal.jsp?page_id=280

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Ce sont deux jeunes, elle 18 ans, lui ayant de peu dépassé la vingtaine. Elle, chassée de chez elle par sa mère, l’année du bac ! Lui, petit boulot, dans la restauration, mais licencié.

Elle et lui ont un chien.

Ils discutent ce soir là avec Pluto, devant l’arrêt de bus en face de l’église d’Alésia. Ils évoquent leur galère :

« - De nombreux prétextes sont là pour ne pas nous donner la pièce. Tout d’abord, l’âge choque beaucoup les gens. Nous devrions être à l’école ! Trop jeunes pour être SDF ! Mais pas d’aide de leur part, bien sûr. Des conseils, ça oui … Et puis le chien a bon dos : ″ - Pfff ! En plus, s’encombrer d’un chien. Si c’est pas malheureux …″‘ Sans oublier cette excuse : ″‘ - Si je vous donne un euro qui me dit que vous n’allez pas boire un coup avec ? ″ »

Pluto leur suggère la réponse suivante : « Je ne sais pas ce que vous pouvez gagner par mois. Mais quand on vous donne un euro, effectivement, vous pouvez vous payer une bière. Et cela ne va pas loin … Vous, de la même manière, vous pouvez suspecter ces bonnes âmes de boire toute leur paye. Non ? »

Sébastien a travaillé dans un resto « - Pas loin d’ici. Vous le reconnaîtrez : il y a deux palmiers à son entrée … »

Le patron n’a pas voulu lui régler pour son travail. Un boulot d’une semaine. Il ne l’a plus reconnu ! Jeté … Sur le moment, Pluto peux mettre en doute son histoire. ou celle de Vanessa. Trop sordide. Mais l’accent des deux jeunes lui paraît sincère.

… Comme à l’époque Pluto écrit des poèmes, cela lui donne l’idée d’en composer,  orientant sa poésie vers les histoires des gens qu’il rencontre, textes courts que les SDF pourraient par exemple distribuer aux passants en échange des pièces qu’ils reçoivent.

Il n’aura pas le temps d’essayer cette idée, Vanessa et Sébastien doivent partir rapidement vers le Sud …

Restera une poème …

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La déesse noire

Ce soir là, Pluto traîne à nouveau chez Régis, des coïncidences l’amènent à connaître Kamel. ( voir  http://breizh2005.canalblog.com/archives/2006/09/21/2729600.html ).

… La discussion mène jusqu’à l’heure de fermeture du bar à Régis. Comme ils souhaitent continuer la conversation, ils se décident pour aller prendre rapidement un dernier verre au bar restaurant de la place « Michel Audiard » au bout de la rue Ducouédic …

… Coïncidence ? Pluto reconnaît les deux palmiers devant l’entrée  du bar, ce qui lui fait remémorer l’histoire de Sébastien : ce doit être son fameux restaurant. Entre les deux palmiers, une statue en albâtre, que Pluto nomme la déesse noire : elle représente une femme, créole, souriant de toutes ses dents. Ils entrent prendre un verre.

… Tout se passe bien, jusqu’à ce que le patron s’aperçoive qu’on lui aurait volé un « I-pod », un des derniers gadgets électroniques à la mode. Après avoir commencer à râler, il continue en s’en prenant à Kamel ! Et de le suspecter d’avoir embarqué l’I-Pod. Peut-être un différend les a opposé à un autre moment ? Pluto ne sait qu’en penser. Mais il sent que Kamel n’est pas quelqu’un de méchant, bien au contraire. Il va jusqu’à accepter l’accusation portée contre lui et répond au patron, en retournant ses poches … Cela ne suffit pas : le patron veut vérifier ses poches le suspectant d’avoir volé son I-pod !

Pluto a tourné l’histoire de Sébastien dans sa tête et se décide à’intervenir :

« - Pourquoi suspectez-vous Kamel ? Moi aussi je pourrais avoir volé cet I-Pod. Vous devez aussi me fouiller … » Pris dans son problème, le patron ne se rend pas compte de ses actes et va pour le fouiller. De même, Pluto mets quelques instants pour m’apercevoir du ridicule de cette situation :

« - Mais que voulez vous faire ? Me fouiller , Puis tous les clients ? Vous vous rendez compte de ce que vous faîtes ? Vous n’êtes pas policier, que je sache … »

A ce moment, les doutes s’estompent : Pluto est sûr de la véracité de l’histoire de Sébastien. Avant de sortir, il le fixe :

«  - En plus vous avez eu un comportement malhonnête. Vous devez bien vous souvenir de Sébastien. Cela devrait vous faire réfléchir sur votre comportement … »

… Pluto et Kamel partent.

Epilogue : quelques jours plus tard, toujours chez Régis, Pluto discute avec un des habitués et en vient à parler du restaurant à la « déesse noire ». Il répond aux questions de Pluto : « - Oui. Je connais bien le patron. Il déconne. Je lui ai prêté de l’argent, quand il s’est installé. Jamais rendu … »

Posté par Pluto à 12:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]